Des Aires

Living, an ordinary activity from which no one can escape, resonates with the idea of sedentariness. However, housing does not respond so much to a social requirement of territorial anchorage as to a natural need to come and go without hindrance from the outside world to the confined space of "at home". Hatched by capitalism to the rank of rare commodities subjected to profit and speculation, habitat is not an innocuous subject. It is not surprising that amongst the working classes, the first dispossessed of this privileged instrument of well-being, "out of the ordinary" housing has acquired a certain form of nobility, a symbol of insubordination, but above all a The freeing of conformist gravity. Taking as its object the mobile, ephemeral and light habitat, Des Aires traverses, in a living testimony, an occulted part of Western popular history: that which has elevated mobility to the status of emeritus of a system founded on the The non-conformity of these non-ground-based habitats (such as the yurt or hut) leads people who have chosen "voluntary simplicity" before the courts to deal with the Urban planning. Fundamental questions that rework the concepts of private ownership and relation to the territory arise and find a certain media echo. "Des Aires", nourished with portraits of men and women linked to this question of the light and mobile habitat, replaces the foundations of the debate and of the secular incomprehension between nomads and sedentaries in a posed and documented language. For the time being in France, the law prohibits the mobile habitat except for the Travelers who have the obligation to park on the reception areas of Travelers or on the family grounds.

Habiter, activité ordinaire dont nul ne peut s’affranchir, résonne avec l’idée de sédentarité. Pourtant, se loger ne répond pas tant à une exigence sociale d’ancrage territorial qu’à un besoin naturel d’aller et venir sans entrave du monde extérieur à l’espace confiné du «chez soi». Hissé par le capitalisme au rang des denrées rares assujetties au profit et à la spéculation, l’habitat n’est pas un sujet anodin. Rien d’étonnant à ce qu’au sein des classes populaires, premières dépossédées de cet instrument privilégié du bien-être, l’habitat «hors norme» ait acquis une certaine forme de noblesse, symbole d’insubordination, mais surtout d’un épanouissement libéré de la pesanteur conformiste. En prenant pour objet l’habitat mobile, éphémère et léger, Des Aires traverse, dans un témoignage vivant, une part occultée de l’histoire populaire occidentale : celle qui a érigé la mobilité au rang de valeur émérite d’un système fondé sur la propriété privée.La non-conformité de ces habitats non ancrés au sol (tels que la yourte ou la cabane) conduit des personnes qui ont fait le choix de la « simplicité volontaire » devant les tribunaux face aux dépositaires de l’autorité du droit de l’urbanisme. Des questions fondamentales qui remanient les concepts de propriété privée et de rapport au territoire se posent et trouvent un certain écho médiatique. « Des Aires », nourri de portraits d’hommes et de femmes liés à cette question de l’habitat léger et mobile, remet à plat dans un langage posé et documenté les fondements du débat et de l’incompréhension séculaire entre nomades et sédentaires.

Pour le moment en France, la loi interdit l’habitat mobile sauf pour les Gens du voyage qui ont l’obligation de stationner sur les aires d’accueil de Gens du voyage ou sur les terrains familiaux.

Gaëlla Loiseau

"Des Aires" est un travail en cours mené par Gaëlla Loiseau, ethnologue et Alexandra Frankewitz, photographe dans le but d'un web-documentaire sur l'habitat mobile.

Ce projet est soutenu par la Région Languedoc-Roussillon et la DRAC Languedoc-Roussillon.

Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires
Des Aires